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Are you sure the only you is you? - Dr. Jekyll & Mr. Hyde
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MessageSujet: Are you sure the only you is you? - Dr. Jekyll & Mr. Hyde Dim 1 Mar - 21:05


I. NOM ET PRENOM.


• NOM : Jekyll/Hyde
• PRÉNOM : Henry/Edward
• ÂGE : 25 ans
• SEXE : Masculin
• ORIENTATION SEXUELLE : Peu importe
• MÉTIER : Chimiste et chercheur
• SITUATION FINANCIÈRE : Confortable
• OCCUPATIONS/PASSIONS : Repousser les limites de la science, faire des recherches sur l'âme, blâmer Hyde.
• GROUPE : Légende
• HISTOIRE D'ORIGINE : The Strange Case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde


II. LES DESCRIPTIONS.


CARACTÈRE

Dédoublement de la personnalité • Curieux • Érudit • Méticuleux • Misanthrope • Pragmatique • Ambitieux • Anxieux



Code:
« L'homme est toujours double. Aujourd'hui encore, c'est tout ce que je peux dire sur ce sujet. D'autres me relaieront, me dépasseront dans l'exploration de ce domaine. Et j'ose presque affirmer que, plus tard, on ira plus loin. On démontrera que l'homme est finalement une synthèse de nombreux individus, tous différents et indépendants les uns des autres. » *

Sous ses airs de savant fou, Henry Jekyll est doté d'un caractère ambivalent voire conflictuel. Cette ambiguïté à laquelle se mêle un dédoublement de la personnalité poussé à son paroxysme s'illustre tout d'abord sur le plan social. Si le chimiste préfère l'isolement et la sécurité que lui confèrent les lieux clos c'est parce qu'il déteste la foule et les réjouissances qu'elle implique. La petite conversation et le quotidien ne lui inspirent qu'un ennui profond c'est pourquoi il évitera toujours avec soin les milieux qui poussent à l'oisiveté. Ayant passé plus d'un tiers de sa vie à tenter de comprendre l'être humain en disséquant les moindres recoins de son esprit, Henry commença petit à petit à se désabuser des vanités du monde. Ce désenchantement laissa place à un profond mépris, une misanthropie timide qui ose se mettre sur son trente-et-un uniquement lorsque Edward Hyde mène la danse. Néanmoins, si l'ordinaire lui déplaît, tout ce qui est singulier et anormal le séduit irrémédiablement. Tout ce qui ne peut être étiqueté puis rangé dans une petite boîte, classifié dans cet esprit étriqué qui tend à faire une nomenclature du monde qui l'entoure est source de questionnement et de fascination. Ce goût prononcé du bizarre n'est que l’extension de la soif d'inédit et d'un savoir capable de bouleverser son existence qui ronge le chercheur mais aussi l'homme.

Code:
« Je songe parfois que si nous savions tout, nous n'aurions d'autre désir que de disparaître. » *

Véritable héritier de Faust, Henry est sans cesse tiraillé entre le désir de tout connaître, même ce qui relève de l’insaisissable ou de l'absurde et la crainte de ne plus rien avoir à apprendre. Cette mélancolie du savoir nourrit une ambition démesurée qui continue de croire au plus profond de son être. Hélas, cet acharnement a mené le jeune homme sur le chemin de l'anxiété depuis le début de sa carrière. Dans la peur de ne pas atteindre ses idéaux et de manquer de temps pour accomplir sa destinée de chercheur, le chimiste refuse la plupart du temps de perdre son temps avec des occupations oisives. Et lorsque ce dernier s'accorde une quelconque paresse, la culpabilité le ronge parfois jusqu'à la folie. L’obsession qu'il éprouve pour ses études et cas cliniques -dont lui même a fais les frais- semblent annihiler toute autre besoin. Conscient de cette tare, Henry accuse bien souvent Edward de son manque d'efficacité pour alléger sa propre conscience et ne pas perdre sa part d'humanité. Puisque le docteur Jekyll consacre beaucoup d'énergie à son travail et dans sa vie qu'il néglige parfois il n'a d'autre choix que de faire preuve de méticulosité. La précision et la pertinence sont d'après lui les meilleurs moyens d'arriver à des résultats pertinents et cohérents. Sans vraiment oser se l'avouer, si Hyde peut apparaître comme étant le bourreau de son existence il est d'autre part celui qui arrivera à amoindrir la hantise qu'exerce la science et ses possibilités sur le jeune homme. A ce jour, Edward est le seul être à avoir réussi l'exploit d'arracher Henry de son cocon aseptisé : son laboratoire.

Code:
« Réprimer la curiosité est une chose. Mais la vaincre en est une autre. » *

Si la curiosité est un vilain défaut, Henry Jekyll en est le parfait protagoniste et une fidèle illustration. Ce sentiment est certainement celui qui mena le jeune homme à sa perte. D'autres diront que la curiosité est une qualité essentielle à la recherche mais lorsqu'il s'agit d'une curiosité dévorante voire malsaine comme dans le cas du docteur elle peut s'avérer être une véritable descente aux enfers. Même si le jeune homme tente du mieux qu'il peut de garder une certaine bienséance, il faut admettre qu'il est capable de perdre tous ses moyens et son savoir-vivre lorsque la curiosité commence à le posséder. Peu patient, si une énigme reste non résolue, Henry est capable de se torturer l'esprit jusqu'à en découvrir les mécanismes. Cependant il est à noter que les mythes et le surnaturel ne l'intéressent guère. D'un naturel pragmatique, le jeune homme chercher à rationaliser toute chose avant de l'analyser. De cette façon il n'accorde aucun crédit aux faits qui ne possèdent aucune preuve pour défendre leur cause. Le docteur Jekyll est certes attiré par le mystère et l'impalpable mais il n'est en revanche pas question d'inventions populaires ou d'inepties.

Code:
« J’étais en train de perdre peu à peu le contrôle de mon moi originel, le meilleur, en m’identifiant peu à peu avec le second, c’est-à-dire le pire. » *

Comment saisir l'essence du caractère de Henry Jekyll sans parler de Edward Hyde ? Aussi étrange que cela puisse paraître le docteur ne possède que très peu de souvenirs de sa vie passée sans son double diabolique. De la même manière, Henry oublia peu à peu certains sentiments qu'il ressentit autrefois comme la haine ou la suffisance. Autrefois présomptueux sur l'étendue de son savoir en comparaison à autrui, le jeune homme s'était abandonné à une certaine forme d'arrogance. Ce sentiment désormais insufflé à Hyde laissa place à une certaine honte et un embarra quant à son érudition. Très peu démonstratif, à l'extravagance et l'impudence de Edward s'oppose la pudeur et à la réserve de Henry. Cette retenue conduit bien souvent le jeune homme à commettre de nombreuses maladresses en société lorsqu'il s'agit d'y mettre du sien. Outre le culte du secret, le docteur Jekyll parle très peu de lui car il ressent une certaine honte quant à son parcours. Même s'il méprise parfois le fruit de ses expériences en ayant donné naissance à Edward, Henry ne peut concevoir d'être connu et apprécié d'une personne qui rejetterait Mr Hyde tout en voulant garder le Dr Jekyll. De cette façon, Henry et Edward ne sont qu'une seule et même entité où tout ce qu'il y a de meilleur embrasse avec hésitation la part la plus sombre et abjecte qui réside en chaque être.


PHYSIQUE



Code:
« À mes yeux, il y avait dans ses traits plus d'animation que dans les miens, plus de vie et d'expression que dans ce visage imparfait que j'avais coutume de considérer comme ma propriété. Et sur ce point, j'avais sûrement raison. » *

Henry est un jeune homme plutôt svelte qui ne dépasse pas le mètre soixante-quinze. Privilégiant l'intellect à la force brute, sa carrure ne se distingue pas par sa musculature et fait de lui un être d'apparence inoffensif. On aurait tôt fait d'être intrigué par l'inénarrable maladresse du docteur Jekyll dans ses rapports sociaux et du soudain regain de confiance doublé du charisme exagéré de Mr. Hyde. Sa peau laiteuse est le résultat de longues années de recherches intensives menées en laboratoire le privant ainsi d’exposition prolongée au soleil. Ses traits fins lui donnent un air plus juvénile qu'il n'y paraît au même titre que son absence de pilosité faciale. De la même façon le visage du chimiste s'orne bien souvent d'un air contemplatif qui lui prête des allures candides. Néanmoins ses réflexions infinies sont le fruit d'un esprit tourmenté, sans cesse agité, qui tente de résoudre les dilemmes de sa propre existence. Lorsque ce visage n'est pas en proie à la cogitation c'est la plupart du temps parce que Edward en a prit possession. Il n'est alors plus question de mélancolie sous-jacente mais d'un air mutin, supérieur et d'un sourire torve qui témoigne du mépris pour son prochain que Henry étouffe d'ordinaire par bienséance.

Si les yeux sont le miroir de l'âme alors Henry serait l'allégorie de la curiosité. Son regard est tantôt las de l'ennuyeux quotidien mais il retrouve son éclat devant l'inconnu et l’insaisissable. Tout ce qui ne peut pas être compris, réduis à l'état de théorie ou de concept le fascine et l'attire irrémédiablement. Au contraire le regard de Edward est confiant, critique et insolent voire méphistophélique. Ses deux grandes prunelles vertes comme l'émeraude sont l'héritage de sa tendre mère dont il n'a hélas que de maigres souvenirs. Quant à sa mâchoire, elle n'est pas très large -contrairement à la majorité des hommes- ce qui altère légèrement la virilité de son visage. Ses cheveux mi-longs et bruns sont négligemment coupés car prendre soin de son apparence n'est pas une donnée essentielle dans l'emploi du temps du chimiste. Ces derniers retombent nonchalamment sur son front et de par et d'autre du visage sans pour autant lui entraver la vue qui lui est précieuse dans son métier. De la même façon, Henry ne se préoccupe pas beaucoup de son style vestimentaire à l'inverse de Edward qui aime avoir tous les regards portés sur lui. Ainsi, le docteur privilégiera les vêtements simples, unis et décontractés tandis que le dandy aimera se parer de ses plus beaux atours. Il est également à noter que Henry a la fâcheuse tendance à passer la main dans ses cheveux lorsqu'il réfléchit tandis que Edward ne se lasse jamais de prendre des collations à longueur de journée.


III. L'HISTOIRE.



Code:
« Si chacun d'entre eux (les domaines du Bien et du Mal) pouvait être localisé dans une personnalité distincte, la vie serait libérée de tout ce qui nous est insupportable. Le méchant suivrait sa voie sans crainte, délivré des aspirations et des remords de sa meilleure conscience ; le juste s'avancerait fermement et sûrement sur le chemin de la perfection. » *

Résumé de la légende de l’Étrange Cas du Dr Jekyll and Mr Hyde

Personne n'aurait pu songer que le manichéisme poussé à son paroxysme pourrait un jour causer la perte d'un homme que tout prédisposait à une brillante carrière scientifique. Et pourtant le docteur Jekyll pensant avoir développé une formule capable de bouleverser la nature humaine fut prit à son propre piège. Repoussant les limites de la science traditionnelle pour se tourner vers les fondements de l'âme, Henry Jekyll parvint à l'aide d'un mystérieux breuvage à séparer le bien du mal qui réside en chaque être. Néanmoins, le résultat fut catastrophique : réalisant lui-même l'expérience il subit la terrifiante métamorphose en Mr. Hyde son infâme alter ego, un personnage abominable et sans scrupule. Devenant les deux faces de la même médaille luttant pour conquérir l'âme du même homme, la fin de leur vie fut tragique. Les transformations deviendront incontrôlables et l’élixir maudit emmènera irrémédiablement le docteur Jekyll et son double à une mort certaine. Mais avant toute chose, il serait intéressant de découvrir ce qui conduit Henry Jekyll à transgresser les lois au point d'y laisser son âme.

Réincarnation de Henry Jekyll et de son double

Henry n'eut pas une enfance particulièrement remarquable, errant dans le tumulte incessant de deux parents obsédés par le travail au détriment de leur fils unique, il ne garda que très peu de souvenirs de ses géniteurs. La solitude fut pendant des années sa seule compagnie, une amie dont le garçon se serait bien passé s'il avait eut la chance de partager son ennui avec quelqu'un d'autre. Hélas, le hasard l'avait conduit à vivre dans une de ces modestes résidences où les enfants de son âge ne foisonnaient pas parmi les ménages qui s'étaient installés dans le quartier. Il eut néanmoins le privilège de recevoir une bonne éducation dans une école de bonne réputation. Très vite, la scolarité devint l’échappatoire du jeune garçon qui avait trouvé dans l'éducation un dessein à sa triste vie. S'il devenait suffisamment bon, peut être qu'il serait capable de trouver la solution pour qu'aucun enfant n'ait à se sentir aussi seul qu'il le fut. C'est également à cette époque que Henry Jekyll découvrit pour la première fois les réjouissances de la camaraderie. Extrêmement pudique et introverti, le jeune garçon ne parvenait pas à s'intégrer dans un groupe social. Faisant preuve d'un peu plus de maturité que les jeunes gens de son âge et d'un orgueil ridicule, il s'attira à de nombreuses reprises les foudres de ses camarades. Profondément déçu par les autres, Henry commença à se questionner sur les raisons de son rejet. Parmi les tourments de son existence, le jeune homme rencontra un certain Edward, le seul ami qu'il n'ait jamais eut à l'époque. Edward n'était pas ce qu'on peut appeler une bonne fréquentation : ses résultats étaient certes bons mais son comportement n'était pas digne d'un jeune homme de bonne famille. Mais Henry admirait secrètement Edward pour son toupet, son aisance sociale -qui frôlait l'insolence- et tout ce qu'il n'avait pas. Même si le garnement ne manquait pas de compagnie, il donnait toujours sa préférence à Henry dont la loyauté savait tout lui pardonner. L'intelligence de Edward savait s'accorder parfaitement à celle du jeune Jekyll qui commençait à développer une certaine suffisance à l'égard de ses camarades qui eux n'étaient pas doué d'autant d'intellect que les deux compères. Le premier savait tempérer l'autre et à son tour dévergonder le deuxième pour le faire sortir de ses retranchements. Cette idylle dura des années et donna lieu à de nombreux échanges qui influencèrent les théories de Henry qui n'avait pas renoncé à ses idéaux. Un jour alors que Edward s'était fait punir plus sévèrement que d'ordinaire, il sentit le besoin de se justifier auprès de son précieux ami sur ce qui le poussait à commettre de telles absurdités.

« Ne te méprend pas Henry, ce n'est pas de mon ressort. C'est comme si quelqu'un d'autre me sommait de le faire, tu comprends ? Je ne suis pas si mauvais après tout et je ne vois pas pourquoi j'aurais le désir de détruire ma propre vie. C'est ce moi insidieux et terrible qui parfois prend le  pas et me pousse à faire des choses affreuses. »

A partir de ce moment, tout était clair pour Henry : nous n'étions pas responsables de nos mauvais actes, c'était le Mal qui nous rongeait de l'intérieur qui venait pervertir notre innocence. Lui-même, parfois, dans ses accès de colère ne se reconnaissaient pas. Et si le Mal était la clé pour accéder au bonheur ? Il suffirait alors de l'arracher à son hôte et il ne resterait que le meilleur pour prendre le relais. Dès lors, Henry Jekyll travailla sans relâche sur un moyen de briser la barrière du bien et du mal qui réside en chaque être. Il voulait non seulement aider son ami qui ne pouvait décemment vivre sa vie à cause de ses troubles de comportements mais aussi trouver un moyen de rompre la solitude. En effet, s'il rendait les gens meilleurs ces derniers n'auraient plus à se mépriser mutuellement et tout le monde serait capable de vivre en communauté. Cette idée bouleversa le jeune homme qui grâce à ses capacités et à son acharnement parvint à faire des études supérieures en chimie dans un prestigieux établissement de Londres. Hélas, Edward quant à lui n'eut pas cette chance. Il contracta une maladie grave avant même d'entamer sa vie d'adulte et ne put poursuivre sa scolarité. Le jeune docteur Jekyll s'était juré de trouver un remède à ce fléau qui eut finalement raison de Edward quelques années plus tard. Cet échec eut un impact fulgurant sur le jeune chimiste qui se referma sur lui-même en se noyant dans la culpabilité. Pour compenser le manque comme il le fit dans le passé, Henry se réfugia dans le travail en s'interdisant toute oisiveté. Pour rendre hommage à Edward et racheter ses fautes, le jeune homme se concentra sur l'étude de l'âme afin de trouver un moyen d'hétérogénéiser le bien du mal jusqu'à devenir une véritable obsession. De cette manière, Henry chercha un moyen de transgresser les lois ordinaires de la chimie pour s'intéresser à l'alchimie, la science interdite. C'est ainsi qu'il mit secrètement au point un breuvage capable de scinder la nature humaine en deux pôles : le bien et le mal. Ne pouvant partager son expérience interdite auprès de ses collègues de laboratoire, Henry décida d'être son propre cobaye. Le résultat fut inattendu : au lieu d'avoir spirituellement neutralisé le mal son esprit, il donna naissance à un être abject et profondément pétri du mal qui résidait autrefois dans le cœur de son créateur. Mais son enveloppe charnelle était impalpable et bientôt Henry comprit qu'il s'agissait d'une projection de son esprit.

Code:
« Jekyll avait pour Hyde l'intérêt d'un père ; Hyde avait pour Jekyll l'indifférence d'un fils. » *

Ce qu'on aurait pu prendre pour une révolution en matière de science se révéla être une équation imparfaite. Non seulement Henry avait gardé quelques uns de ses vilains défauts mais son abominable double semblait ne présenter aucune de ses qualités. Lorsqu'il avait tenté d'entamer le dialogue pour la première fois, l'étrange personnage lui avait ris au nez. Cette expérience frustra Henry qui le jour suivant cru entendre les paroles désobligeantes de son partenaire résonner dans son esprit. Pour en avoir le cœur net, le chimiste prit à nouveau la potion maudite. Bien qu'il sentit son âme trembler, la curiosité l'emporta sur la raison. Désormais, la communication entre les deux partis était possible. D'abord, l'affreux reflet le persuada qu'il était dorénavant responsable de lui pour l'avoir enfanté. Henry fut alors en proie au doute, lui qui avait toujours souffert de la solitude ne pouvait avoir la lâcheté d'abandonner le fruit de ses erreurs. Mais il était loin de se douter que son sinistre partenaire ne voyait pas en lui un père de substitution mais un moyen de parvenir à ses fins. Afin d'approfondir ses recherches, le chimiste décida de continuer à expérimenter sa découverte en acceptant temporairement la cohabitation avec son double. A la fois satisfait d'avoir franchi une étape supplémentaire dans sa quête et nostalgique, il nomma son incorrigible réplique Edward Hyde. Personne en dehors de lui n'était visiblement capable de voir le fruit de ses recherches et il lui sembla pourtant avoir été sous son influence à de nombreuses occasions. D'après les informations mentionnées dans son journal de bord, son invention était à double-tranchant.

« La naissance d'Edward Hyde est à la fois mon plus beau chef-d’œuvre et la plus abominable de mes fautes. Il s'agit d'un être perverti qui ne semble pas s'encombrer des convenances sociales. Je le surprend parfois en train de tenter d'étouffer ma conscience. Comment pourrais-je lui en vouloir ? Comment pourrais-je m'en vouloir ? »

Henry était conscient d'avoir été trop loin mais la machine était déjà en route et rien sur terre n'aurait pu empêcher Edward de dévorer l'âme de son créateur. Désormais, Hyde avait autant d'emprise que Jekyll sur ce pauvre esprit tourmenté. Même en se privant de la liqueur responsable de ce drame, Edward avait maintenant la possibilité de surgir au gré de ses désirs.

« Je me demande parfois lequel de nous deux est le plus monstrueux tout en préférant ignorer la réponse. Qui dois-je blâmer ? La lâcheté du père ou l'ingratitude du fils ? [Texte effacé]
Peut être s'agit-il du juste châtiment à celui qui cherchait à tout prix la compagnie d'un frère ? »

Code:
« C’est la malédiction de l’humanité que ces éléments disparates aient été assemblés en fagot, et que dans le ventre douloureux de la conscience, ces jumeaux opposés doivent constamment se battre. Mais comment les dissocier ? » *


IV. DERRIÈRE L'ECRAN.

Prénom/Surnom: Euphemisme
Âge  : 20 ans
Comment avez-vous découvert le forum : Fouille archéologique sur un top site
Comment trouvez-vous le forum : Plutôt prometteur
Avatar du personnage : Blue de Pokemon RGB

*Citations tirées de L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde


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